Lundi 17 octobre 2011
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Cédric Merchez joueur hennuyer de virton À PROPOS De sa carrière La
visite des vice-champions de Belgique à Saint-Ghislain était
émaillée par la présence de Cédric Merchez dans les rangs de Virton: l’occasion de prendre le pouls auprès du Hennuyer qui continue à évoluer en dehors de nos contrées avec un certain bonheur. “
Pupuce ” n’a pas changé: toujours aussi expressif à la table et volubile en dehors. Rencontre avec ce pongiste de renom haut en couleurs.
Cédric, vous sortez d’une saison exceptionnelle?
Vice-champion de Belgique en individuel et par équipe, finaliste de la coupe de Belgique, premier au classement de régularité des tournois série A:
il est clair que cela va être très difficile de faire mieux.
Comment jugez-vous votre début de saison?
Délicat, non seulement en raison de la double affiliation qui a rehaussé le
niveau de notre championnat, mais aussi en raison d’un
changement au niveau de mon matériel. Alors que j’avais remporté sept tournois série A l’an dernier, je me suis souvent fait éliminer en quarts de finale cette année. J’ai aussi perdu contre Marc
Closset et Chen Sung, face auxquels je m’étais habitué à l’emporter. Je suis donc revenu à mon matériel d’avant et cela commence à aller mieux.
Avec Virton, vous risquez encore de terminer à une probante seconde place derrière l’ogre de La Villette?
Avec le concours de Vostes, en plus de Mehmedovic et de Duranspahic (200e mondial), nous avons toutes nos chances. Mehmedovic, qui a
battu Jean-Michel Saive l’an dernier, et moi, jouons toutes les semaines.
Pour son premier match en individuel sous le maillot du Caj-Mir, Julien Renard vous a donné du fil à retordre?
C’est clair, Julien a évolué à un super niveau et aurait mérité d’aller au cinquième set. L’an prochain, il pourrait monter série A en continuant
sur le même rythme. Cela fait presque 18 ans que je n’ai plus perdu face à un B0, mais Julien m’a donné du fil à retordre.
Frédéric Messina aussi, non?
Il a livré une partie extraordinaire. Incroyable qu’il ne soit que B2! Il a cinq ans en plus que moi, mais quel physique!
Le soir de votre défaite face à Saive en finale du championnat de Belgique, vous aviez confié vos espoirs d’intégrer à nouveau le giron de
l’équipe nationale. Mais cela ne s’est pas concrétisé.
J’étais déçu vu mon parcours au championnat de Belgique. Mais il faut être honnête: cela peut m’arriver de battre Vostes ou Rogiers, qui font partie
des cinq joueurs devant moi en Belgique. Mais sinon, ils sont plus forts.
Vous voulez continuer encore longtemps?
J’ai 32 ans. J’espère rester dans le top-10 belge jusqu’à mes 40 ans et ensuite, descendre doucement vers le top-20. Il faudra me passer dessus pour
enlever mon classement A.
Vous profitez également de la double affiliation?
Oui, je joue à Bruilles, entre Lille et Douai. Je vais donc affronter Paris, Tours, Montpellier... J’entraîne aussi à Acren, via mon école de ping,
et je suis relanceur pour le sport-études de l’aile flamande où entraîne Thierry Cabrera. Cela me permet de m’entraîner contre les meilleurs jeunes espoirs belges tels Nuytinck, Jean Lauric,
Bierny...
Pas faciles, les déplacements? Non, je gère mon agenda de semaine en semaine. J’ai aussi la
chance de bénéficier d’une chambre à Virton.
Vous pilotez encore le championnat de Belgique 2012? Oui, il aura lieu le 4 mars encore à
Enghien. Un jour peut-être, il s’organisera à Tournai car il y aussi une super salle...